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© John Sison

Inspiré par des souvenirs au mur

Une photo au mur de Branden Sison lui rappelle constamment les défis qu’il a dû relever pour réaliser ses rêves

Lee Boyadjian
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29 mai 2021
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Une photo et une rondelle sont accrochées au mur de la maison de la famille Sison à Edmonton, deux symboles d’un rêve que la famille a commencé à partager il y a quelques années seulement, lorsque Branden, l’aîné, a essayé le parahockey pour la première fois.

« Ce fut le coup de foudre, parce que la sensation de patiner… le parahockey m’a redonné plus de contrôle », dit le jeune homme de 21 ans.

Sison, né sans péroné dans sa jambe droite (hémimélie fibulaire), a subi une amputation au-dessous du genou. Il a grandi avec une prothèse et n’a jamais laissé cette réalité le ralentir lorsqu’il faisait du sport avec ses amis, du moins pas de manière intentionnelle.

« Je me souviens qu’en jouant, j’avais parfois des problèmes avec ma prothèse, car le pied était fixé sur un pivot, et la vis se desserrait à l’occasion », raconte Sison en riant. « Mon pied faisait des tours sur lui-même pendant que je courais, alors c’était une situation un peu embarrassante. »

John Sison travaillait de nuit comme ambulancier au moment où son fils a essayé le parahockey pour la première fois, mais il affirme que c’est vite devenu le sujet de l’heure à la maison. La famille s’est même rendue à Leduc, en Alberta, pour assister au championnat national de 2016.

« C’est là qu’il a goûté pour la première fois à la compétition à l’échelle nationale et à l’intensité qu’elle implique », se souvient John. « Quand il a vu ça, il en a fait son objectif. Il devient très déterminé lorsqu’il est question d’atteindre les buts qu’il se fixe. »

La même année, à 16 ans seulement, Sison a été invité au camp de sélection de l’équipe nationale de parahockey du Canada. Bien que Sison n’ait pas été retenu, le personnel a constaté qu’il avait beaucoup de potentiel et lui a demandé de continuer à travailler avec l’équipe, ce qui a mené à sa participation à un camp de développement à Montréal et à une série contre les États-Unis.

Cette fois, John était dans les gradins, caméra à la main.

« Branden est parvenu tant bien que mal à récupérer une rondelle au centre de la glace, pour ensuite s’échapper », se souvient John, le sourire ému. « Je regardais à travers l’objectif et j’espérais simplement qu’il parvienne à marquer. Je me souviens que son visage s’est illuminé comme le mien en ce moment. Le fait qu’il ait pu vivre ce moment et qu’il sache qu’il a atteint son objectif, pour moi, c’est tout ce dont j’avais besoin. »

Pour Sison, cela dit, ce n’était que le début. Le défenseur, qui en est à sa deuxième saison avec Équipe Canada, se concentre sur le prochain Championnat mondial de parahockey sur glace du CIP et les Jeux paralympiques d’hiver de 2022. Son objectif, qu’il partage avec l’équipe, consiste non seulement à remporter une médaille lors de ces deux événements, mais à les gagner.

« Nous nous donnons à fond les uns pour les autres et pour l’équipe, car nous savons que nous avons de très bonnes chances de remporter les prochaines éditions du Mondial et des Jeux paralympiques, et nous voulons donc travailler très fort les uns pour les autres, parce que nous voulons être redevables les uns envers les autres », explique Sison.

Compte tenu de la pandémie de COVID-19, qui complique les déplacements et la tenue de camps, la plupart des activités de l’équipe ont pris un virage virtuel. Les joueurs participaient à des réunions au moins deux fois par semaine, mais devaient s’entraîner par eux-mêmes. Malgré ces difficultés, Sison affirme qu’il ne s’est jamais senti aussi bien physiquement et que l’équipe est plus soudée que jamais.

« Honnêtement, nous sommes devenus la famille la plus soudée dont j’ai jamais fait partie au sein d’une équipe de hockey, et c’est un peu fou, parce que nous ne nous sommes pas vus depuis plusieurs mois », dit-il.

Lorsqu’il pense à ce que les prochains mois réservent à son fils, John a hâte de voir la suite des événements. En même temps, il revient sans hésiter sur tout ce que Branden a déjà accompli, comme en fait foi la photo qu’il pointe du doigt.

« Pour moi, c’était l’objectif que je voulais qu’il atteigne », dit John. « Je suis convaincu qu’il va connaître du succès. »

Bien qu’il ne prête pas attention à sa réussite personnelle, Sison affirme que, à court terme, son but est de conserver sa place au sein de l’équipe nationale. Quant à ses plans à long terme, le jeune défenseur se montre plus pensif.

« J’espère inspirer la prochaine génération de joueurs de parahockey, je pense que c’est ce que je souhaite par-dessus tout », admet-il. « Peu importe mon identité ou mon parcours, je pense que le fait de jouer sans retenue, de fournir des efforts et de vivre mon amour pour ce sport est la meilleure façon de le populariser. »

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