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Faites preuve d’empathie

En cette Journée du chandail rose, la médaillée d’argent olympique Jill Saulnier parle de la place des femmes et des filles dans le sport et de viser #ZéroIntimidation

TELUS
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24 février 2021
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C’est la Journée du chandail rose aujourd’hui. Cette journée vise à sensibiliser le public à l’intimidation et à l’existence de programmes de soutien qui favorisent l’estime de soi chez les jeunes. Tout le monde est invité à porter du rose pour prendre position contre l’intimidation.

TELUS Averti est solidaire de la Journée du chandail rose. Le programme d’ateliers de littératie numérique gratuits de TELUS Averti aide les Canadiens à se protéger en ligne. Grâce à des entrevues, des articles et des ateliers instructifs, les Canadiens apprennent à créer des expériences positives en tant que citoyens numériques.

Cette année, TELUS Averti profite de la Journée du chandail rose pour parler d’intimidation dans le monde du sport. C’est pourquoi nous nous sommes associés à TELUS pour créer Le Code. Ce programme vise à sensibiliser le public à l’intimidation dans le monde du hockey et à aider les familles des joueurs à se protéger en ligne.

Jill Saulnier, fière ambassadrice du Code, s’est entretenue avec TELUS Averti pour donner son point de vue. Médaillée d’argent aux Jeux olympiques de 2018, Jill a disputé plus de 100 matchs pour Équipe Canada. Elle s’entraîne actuellement pour représenter le Canada au Championnat mondial féminin 2021 de l’IIHF (qui aura lieu à Halifax, sa ville natale) et aux Jeux olympiques de Beijing, en 2022.

Jill nous fait part de son expérience et nous parle de sport féminin, d’intimidation dans le monde du sport, de sa participation à l’initiative Le Code et de l’importance de faire preuve d’empathie à la patinoire, sur Internet et au quotidien.

Q : Comment avez-vous débuté comme athlète? Quels obstacles avez-vous rencontrés?

JS : J’ai grandi à Halifax et nous avions une patinoire dans la cour. J’ai commencé à patiner et à jouer au hockey quand j’avais cinq ans. C’était une activité familiale. Chacun à leur tour, mes parents arrosaient la patinoire pour que nous ayons toujours une belle couche de glace. « Patine au lever, patine après l’école » : telle était notre devise.

Dès mon plus jeune âge, j’étais absolument passionnée par le hockey. Quand j’ai vu l’équipe féminine gagner aux Jeux olympiques de 2002, j’ai su que je voulais faire la même chose un jour. J’ai continué de patiner et de jouer au hockey. Il n’y avait pas vraiment d’équipe pour filles à Halifax. À l’âge de 14 ans, j’ai donc décidé que, pour m’entraîner sérieusement, je devais quitter ma ville natale. À 15 ans, je suis allée m’entraîner aux États-Unis. Cette décision a marqué un vrai tournant dans ma carrière. Ensuite, on m’a invitée à jouer pour l’équipe nationale, ce qui m’a ramenée au Canada. J’ai intégré la Professional Women’s Hockey Players Association (PWHPA). À chaque étape de mon parcours, j’ai saisi les occasions de devenir la meilleure athlète et la meilleure personne possible.

Q : D’après une enquête de Femmes et sport au Canada (juin 2020), 62 % des filles canadiennes ne pratiquent aucun sport. En vous basant sur votre expérience, quel message aimeriez-vous transmettre aux filles et aux femmes canadiennes sur la pratique d���un sport à court et à long terme?

JS : Il y a un réel manque de visibilité et d’occasions pour les athlètes féminines. Parfois, il n’y a même pas d’équipe féminine. J’en ai moi-même fait l’expérience. Je dis toujours aux filles de trouver un sport qui les passionne. Ce ne sont pas les options qui manquent! Je leur conseille d’expérimenter pour trouver un sport qui leur plaît. Le hockey a enrichi ma vie de tellement de façons : j’ai beaucoup gagné en assurance et je me suis fait des amis pour la vie. Pour réussir dans mon sport, il faut être forte et faire preuve d’intensité. Pour moi, les femmes fortes et en santé qui aiment ce qu’elles font sont magnifiques. À l’ère des médias sociaux, on véhicule beaucoup d’images et de messages malsains sur l’apparence physique et l’image corporelle. Pratiquer un sport permet de renverser la tendance et de véhiculer un autre message. Il est beau d’être forte!

Q : L’intimidation reste un problème dans le monde du sport. Selon l’organisme Childhelp, de 40 à 50 % des athlètes ont subi du harcèlement dans le cadre de leur pratique sportive, qu’il s’agisse de harcèlement dit léger ou de mauvais traitements graves. Quelle est votre expérience personnelle en matière d’intimidation dans le monde du sport, en ligne et hors ligne?

JS : Je n’ai pas été victime de harcèlement quand j’étais jeune. Je savais ce que j’avais à faire et si quelqu’un essayait de m’en empêcher, je l’ignorais pour rester sur la bonne voie. J’étais entourée de personnes formidables qui m’offraient un soutien continu; personne n’essayait de me mettre des bâtons dans les roues. Aujourd’hui, la cyberintimidation est omniprésente. J’en ai moi-même vécu. Je suis fière de mes réalisations, mais il m’est arrivé d’être cyberhacelée ou d’être blessée par des commentaires négatifs en ligne.

Malheureusement, c’est une tendance qu’on observe dans le sport féminin. Certains internautes anonymes essaient de rabaisser des personnes fortes et passionnées qui tentent de réaliser leurs rêves. La plupart des athlètes arrivent à se détacher de cette négativité et ne lui accordent aucune crédibilité. Mais parfois, quand on lit quelque chose de choquant ou de blessant en ligne, on l’intériorise – les athlètes n’échappent pas à cette réalité. La plupart des intimidateurs sont très doués pour cibler les insécurités. Si vous êtes victime d’intimidation, parlez-en à un ami ou à un membre de votre famille. Ne vous laissez pas abattre. Nommez ce qui s’est passé, parlez-en et allez chercher le soutien dont vous avez besoin pour passer à autre chose.

Q : Qu’est-ce que Le Code? Depuis quand faites-vous partie du projet?

JS : Le Code permet d’aborder les questions de cyberintimidation dans le cadre d’ateliers destinés aux entraîneurs, aux joueurs et à leur famille. Je m’y implique depuis 2018. Je suis honorée de collaborer avec TELUS et avec l’équipe du Code pour changer les mentalités. En tant qu’athlète, j’ai à cœur les valeurs mises de l’avant par Le Code. Il existe un lien très fort entre le sport et le monde numérique. Il faut absolument nommer ces problèmes et en parler. Je suis très fière de m’impliquer dans un projet qui vise à éduquer les gens et à changer les choses.

Q : À votre avis, comment peut-on atteindre l’objectif #ZéroIntimidation dans le monde du sport?

JS : Il faut saisir toutes les occasions de s’éduquer et de s’améliorer. La cyberintimidation peut causer des ravages. Chez les athlètes, elle peut nuire à la santé mentale et à la performance. Il faut bien s’entourer et acquérir des compétences et des stratégies pour réagir à la cyberintimidation de façon saine et productive. Je pense aussi que les politiques de tolérance zéro correctement appliquées peuvent grandement contribuer à changer les choses, à décourager l’intimidation et à limiter les dégâts.

Q : La pandémie de COVID-19 a-t-elle eu une incidence sur l’intimidation dans le monde du sport? Si oui, laquelle?

JS : Depuis le début de la pandémie, nous sommes tous très isolés et nous passons beaucoup plus de temps qu’avant sur nos téléphones. Comme athlètes, on ne peut pas pratiquer notre sport, nous entraîner ou aller à l’école. Les défis et les horaires ne sont plus les mêmes. Comme la plupart des gens, les athlètes se tournent vers Internet pour passer le temps. Dans ce contexte, beaucoup de sportifs ont tendance à se comparer. Quand on voit ce que d’autres font en ligne, on ressent une énorme pression : on veut être le meilleur. Il a fallu aussi revoir entièrement les méthodes d’entraînement. Plus tôt cette année, nous avons eu notre premier camp de Hockey Canada depuis un an. Le camp a duré 14 jours. Les protocoles en place étaient très rigoureux. Beaucoup d’entre nous avons dû nous entraîner dans nos chambres d’hôtel. En ce moment, ce qui compte le plus, c’est d’avoir une bonne attitude et de profiter au maximum de chaque instant, quelle que soit la situation.

Q : Quel message aimeriez-vous transmettre aux enfants et à leurs parents en lien avec la Journée du chandail rose?

JS : Faites preuve d’empathie. Aidez ceux qui vous entourent à se sentir bien. C’est tellement important! Il y a énormément de problèmes d’intimidation en ligne et au quotidien. Au lieu de rabaisser les gens, aidez-les à réussir. Cela fera de vous une meilleure personne. Il y a tellement d’obstacles à surmonter dans la vie, particulièrement ces temps-ci. Plus que jamais, faire preuve d’empathie est essentiel. J’ai la chance incroyable d’être entourée de gens et d’athlètes merveilleux. Concentrez-vous sur les personnes qui ont une attitude positive, qui sont là pour vous et qui vous aident à réussir. Ne vous laissez pas rabaisser par des internautes anonymes.

Pour savoir comment vous protéger en ligne, visitez le telus.com/averti. Vous y trouverez toutes les ressources et tous les ateliers proposés par TELUS Averti.

Pour plus d'informations :

Dominick Saillant
Directeur, communications
Hockey Canada
514-895-9706
dsaillant@hockeycanada.ca

 

Esther Madziya
Responsable, communications
Hockey Canada
403-284-6484
emadziya@hockeycanada.ca

 

Spencer Sharkey
Responsable, communications
Hockey Canada
Bureau : 403-777-4567
Cellulaire : 905-906-5327
ssharkey@hockeycanada.ca

 

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