2022  i w d  h n o julia  tocheri main  f r

L’importance de rester soi-même

De l’aréna Delaney à Thunder Bay aux feux de la rampe à TSN, Julia Tocheri incarne à merveille la présence que peuvent prendre les femmes à l’antenne

Hockey Northwestern Ontario
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25 mars 2022
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Originaire de Thunder Bay, en Ontario, Julia Tocheri a fait sa marque dans l’industrie des médias sportifs au cours des dernières années. Julia, l’une des têtes d’affiche de l’émission BarDown et coanimatrice de l’émission Leafs Lunch à TSN, a entamé son parcours comme joueuse au hockey mineur auprès de Hockey Nord-Ouest de l’Ontario (HNO) et de l’Association de hockey féminin de l’Ontario (OWHA).

Déterminée à transformer sa passion pour le hockey en carrière, Julia s’est inscrite au programme de médias sportifs de l’Université Ryerson, où elle a fait ses débuts comme animatrice à l’émission Rams Live webdiffusée par l’université. Elle a ensuite agi à titre de présentatrice pour les matchs des Steelheads de Mississauga dans la Ligue de hockey de l’Ontario, avant de se joindre à TSN.

Elle vaut son succès actuel à sa grande détermination tout au long de son parcours et souhaite maintenant inspirer d’autres jeunes femmes.

Dans le cadre des célébrations entourant la Journée internationale des femmes, HNO a rencontré Julia pour discuter de différents sujets concernant les femmes dans le sport.

Comment se déroule ton travail pour TSN et l’émission Leafs Lunch?

J’y prends énormément de plaisir. C’est toute une aventure que d’avoir pu faire mes débuts avec l’équipe des médias sociaux de TSN pendant que j’allais à l’université, pour ensuite me joindre à celle de BarDown. Je me sens tellement privilégiée de pouvoir faire carrière dans le domaine du sport. J’aime le hockey et le sport depuis que je suis toute petite, et regarder des événements sportifs est l’un de mes passe-temps préférés. De pouvoir gagner ma vie ainsi est un grand honneur.

Quand as-tu réalisé que tu avais une passion pour le hockey?

Ça remonte à mes débuts au sein de mon équipe Timbits à l’aréna Delaney. Mon père était alors le président d’une association de hockey mineur locale, et tous ses amis avaient des fils qui s’inscrivaient au hockey. Il m’a mise sur des patins dès l’âge de trois ou quatre ans, puis m’a inscrite à une équipe Timbits dès que j’ai eu six ans; ça a été le coup de foudre.

J’ai tellement de souvenirs d’enfance et d’adolescence liés aux entraînements de hockey, aux arénas et aux fins de semaine de tournoi. La plupart de mes souvenirs préférés ont trait au hockey ainsi qu’au plaisir de jouer et de faire partie d’une équipe.

Que représente pour toi ton parcours de jeune hockeyeuse dans le Nord-Ouest de l’Ontario?

Le Nord-Ouest de l’Ontario fait partie intrinsèque de mon identité. Ça vaut pour mon image de marque aussi, je trouve que c’est un endroit unique au monde. Il suffit de voir combien de joueurs de la LNH cet endroit a produits. C’est plutôt incroyable si l’on considère le bassin de population.

Mon humilité, mon ardeur au travail et ma volonté de commencer au bas de l’échelle, des traits caractéristiques du Nord-Ouest de l’Ontario, où les gens n’ont pas peur de se retrousser les manches, m’ont beaucoup aidée dans ma carrière. Quand j’étais petite, je ne réalisais pas à quel point ça me serait utile, mais je suis très reconnaissante envers mes racines. J’ai grandi et joué au hockey dans un milieu où ce sport est au cœur du quotidien et des conversations à l’école. Tout ce qu’on faisait était en lien avec le hockey. Cette culture du sport et du travail ardu m’ont outillée plus que tout en vue de connaître du succès.

Vois-tu ton succès comme une source d’inspiration pour les jeunes femmes qui souhaitent explorer toutes les avenues qu’offre le monde du hockey?

Je reçois beaucoup de messages de filles qui disent aimer me voir à BarDown et à TSN, que ça les inspire. Ça me fait bizarre, car il y a deux ans, je sentais la même chose en regardant des femmes comme Chris Simpson, Kate Beirness, Tessa Bonhomme et Andi Petrillo. J’anime Leafs Lunch, qui était l’une de mes émissions préférées à regarder quand c’était Andi Petrillo qui l’animait. C’est grâce à ces femmes que j’ai su que c’était possible pour moi d’avoir une carrière dans le domaine du hockey, alors de penser que je pourrais en faire autant pour les filles qui me regardent… C’est vraiment spécial. Je ne le dirai jamais assez, et je ne peux qu’espérer que ça se poursuive.

Il pourrait y avoir beaucoup plus de femmes non seulement devant les caméras, mais aussi au sein des équipes de la LNH, des équipes juniors, partout dans les coulisses du sport. Les femmes que l’on voit à l’écran ne sont qu’une fraction des femmes qui travaillent dans les médias sportifs. De là l’importance de la représentativité. Le fait d’avoir des modèles permet de se projeter dans les mêmes rôles.

Y a-t-il des femmes influentes qui t’ont inspirée dans ton parcours?

J’en ai nommé quelques-unes, comme Kate Beirness et Andi Petrillo. Chris Simpson aussi, que je trouvais très bonne quand je l’écoutais et qui demeure une référence dans l’industrie. Il y a des hockeyeuses également, comme Hayley Wickenheiser. Beaucoup de femmes, en fait, même ma mère. Bien des mamans n’auraient pas soutenu une carrière dans les médias sportifs. Mais la mienne a toujours cru fermement que je pouvais me tailler une place n’importe où et aller au bout de toutes mes ambitions. L’appui des femmes de mon entourage est essentiel dans une carrière comme la mienne.

Quels conseils aimerais-tu donner aux jeunes filles partout dans le monde?

Tout d’abord, qu’il s’agisse de succès devant les caméras ou dans n’importe quelle industrie, c’est important de rester soi-même. Quand j’ai réellement commencé à assumer mon identité et à bâtir autour de celle-ci, plus je misais sur ma personne, sur Thunder Bay et mes goûts personnels à mesure que je forgeais mon image de marque et ma personnalité télévisuelle, plus j’avais du succès. L’authenticité prime pour tisser des liens, qu’on soit à l’antenne ou peu importe ce qu’on fait. C’est lorsque j’ai cessé de vouloir être quelqu’un d’autre que j’ai obtenu le plus de succès.

Un autre outil important est la solidarité féminine. Par exemple, je travaille avec une réalisatrice pour Leafs Lunch, ce qui est génial, car j’ai rarement la chance de côtoyer d’autres femmes dans cette industrie. J’ai l’habitude de travailler avec des hommes, mais c’est fantastique de collaborer avec des femmes. Cessez de percevoir les autres femmes comme des rivales et voyez-les plutôt comme des alliées. Votre vie et votre carrière s’en porteront d’autant mieux. C’est beaucoup plus facile de pouvoir compter sur des femmes qui comprennent votre réalité et vous soutiennent, que ce soit dans le sport ou dans toute autre industrie dominée par les hommes. Se serrer les coudes est le meilleur conseil que je puisse donner aux femmes.


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